Méthodes

Construire un projet en s'appuyant sur des méthodes validées favorise l'atteinte des objectifs. Présentation de méthodologies générales et des stratégies d'intervention spécifiques pour les acteurs qui souhaitent développer une démarche de participation en promotion de la santé.
Méthodes
Participation des habitants-usagers-citoyens

Vous trouverez ici des éléments de méthodologie pour vous aider à développer des démarches associant des habitants usagers citoyens :

 

La méthodologie pour les démarches participatives en promotion de la santé

Des chapitres pour les acteurs qui souhaitent développer une démarche de participation en promotion de la santé : des éléments de cadrage et de méthode pour engager et faire vivre la démarche.

S'acculturer correspond à un processus d'apprentissages réciproques concernant ici les démarches de participation.

Moins les acteurs en présence sont familiers avec ce type de démarche, plus il sera nécessaire de la préparer. Ceci pour trois raisons principales :

1.


 

 

 

Souvent, lorsqu’une démarche de participation des habitants–usagers–citoyens est envisagée, plusieurs acteurs professionnels, élus, bénévoles sont déjà engagés dans la préparation d’un projet. Chacun a des connaissances et des représentations différentes concernant ce type de démarche.

Avoir un minimum d’acculturation collective permet d’éviter de nombreux malentendus au moment de la mise en œuvre.
 

2.

 

 

 

 

La perspective d’une démarche de participation peut inquiéter certains contributeurs au projet : perte de temps, crainte de l’échec ou de se faire déborder par les propositions ou revendications, etc.

 Travailler ensemble sur le niveau souhaité de la participation et sur les conditions de la participation a toute chance de faciliter l’engagement des uns et des autres dans une démarche de participation pertinente et acceptable.
 

3.


 

 

 


 

 

Les risques sont grands de :

  • développer une démarche de participation « alibi » (faire semblant de donner la parole)
  • entrer dans une forme de manipulation des propos d’autrui (donner la parole mais ne retenir que ce qui convient aux promoteurs, ou transformer la parole énoncée par les personnes concernées)
  • ne donner la parole qu’à 2-3 personnes qui s’expriment bien mais qui parlent en leur seul nom (témoignages)

Mesurer les risques et chercher ensemble comment les éviter est fondateur d’une démarche de participation effective.

En fonction de la maturité du groupe projet sur le thème (maturité de chaque membre du groupe et maturité collective), l’acculturation collective peut se réaliser sur :

  • Les différentes démarches de participation : concepts, niveaux de participation, intérêts et limites de chaque niveau de participation
  • Les différents types de publics (habitants–usagers–citoyens) et les logiques sous-jacentes à la mobilisation de chacun d’eux
  • Les types de savoirs que les habitants–usagers–citoyens peuvent mobiliser et les intérêts et limites de chacun d’eux pour l’action
  • Les freins et les leviers, identifiés par les acteurs du projet, pour le développement d’une démarche de participation
  • Les règles déontologiques et éthiques à respecter, pour éventuellement aboutir à une charte ou se référer à une charte existante

Pour aller plus loin :

La participation des usagers dans les politiques sociales, 2016
Recommandations pour améliorer la participation des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion. CNLE, 2011

 

Faire un état des lieux de l’existant permet de :

s’appuyer sur les savoirs issus d’autres expériences, locales ou non, en matière de démarche, de méthode, de leviers pour faciliter la participation de certains publics et notamment celle des plus démunis ou des plus vulnérables

connaître son environnement et les acteurs locaux qui ont déjà initié, ou qui font vivre, des démarches de participation,  afin de voir :

  • s’ils peuvent être des relais facilitant la participation des habitants–usagers–citoyens au projet en cours de construction
  • si des mutualisations de moyens peuvent être envisagées

Identifier les acteurs ayant mis en place des démarches de participation, en étant particulièrement attentifs à ceux qui sont en contact avec les personnes en situation de précarité ou de vulnérabilité.

Le tableau suivant est proposé à titre indicatif afin de faciliter l’identification de démarches de participation. Il n’est pas exhaustif.

Identifier les démarches participatives existantes

Prendre appui sur des démarches de participation qui peuvent intéresser le groupe projet, afin de soutenir la réflexion sur le type de participation souhaitée ;

  • En sélectionner quelques-unes : ne pas se focaliser sur un seul type de démarche, mais plutôt en explorer plusieurs afin de ne pas enfermer la réflexion dès le départ.
  • Rencontrer les acteurs des démarches sélectionnées

Identifier les possibles partenaires, qui peuvent être des relais pour faciliter la participation.

Discuter avec ces partenaires pressentis de la possibilité d’utiliser leur dispositif de participation pour aller à la rencontre de certains publics.

Pour aller plus loin :

Méthode participative - Un guide pour l'utilisateur. Fondation Roi Baudouin, 2006
Capitalisation d'une démarche communautaire en santé. Le diagostic en marchant. Institut Renaudot, 2014

 

Il s’agit principalement de :

  • Fonder la confiance entre les promoteurs du projet et les habitants–usagers–citoyens (HUC) sollicités
  • Constituer un panel suffisamment diversifié de personnes concernées par le projet, sans chercher la représentativité, qui est quasiment insoluble sauf dans le cadre de protocoles de recherche
  • Faciliter la participation de toutes les personnes sollicitées

Aller vers les participants :
Plus les habitants–usagers–citoyens sont éloignés des instances délibératives connues localement, ou plus ils sont « invisibles », plus il sera nécessaire d’aller vers ces publics de manière individualisée. Par exemple :  

  • S’appuyer sur un dispositif qui est déjà en lien avec eux : SAMU social, associations humanitaires, associations communautaires, associations de type « femmes relais » …
  • Mettre en place une proposition d’entretien individualisé au sein d’un service fréquenté par les personnes concernées par le projet
  • Aller directement à la rencontre de ces personnes, en sachant que souvent une seule rencontre ne suffit pas pour pouvoir envisager ensemble l'inscription dans un démarche participative

Une fois que certaines personnes ont donné leur accord pour contribuer au projet, proposer que chacune d’elle vienne avec une autre personne

S’appuyer sur les collectifs constitués (et/ou sur des relais), afin d’inscrire le projet dans la dynamique territoriale.

Avoir une communication très claire sur ce qui est attendu de la participation, au moins lors de la première étape ; en sachant que souvent, au cours du temps, les degrés et les modalités de participation des HUC se modifient.

Tenir régulièrement informées les personnes sollicitées des avancées de la mobilisation des HUC.

Être attentif aux conditions matérielles facilitant la participation. Par exemple :

  • Proposer différents lieux pour réaliser un entretien : dans la rue, dans un café (en offrant une boisson) ou autre lieu public, chez la personne, chez un partenaire du projet… Chaque lieu est chargé d’une symbolique spécifique et différente selon les personnes ; laisser le choix du lieu de l’entretien est donc essentiel.
  • Pour les parents, mettre en place un mode de garde pour les enfants pendant le temps de la réunion ; soit en partenariat avec une crèche ou une halte-garderie, soit en organisant spécifiquement un accueil des enfants avec un encadrement bénévole ou rémunéré.
  • Pour faciliter les échanges informels, créer de la convivialité, offrir un verre, un café avant ou après une réunion, etc.

Bien d’autres exemples peuvent être donnés. L’important est de systématiquement se poser la question : comment faciliter la participation par des conditions matérielles adaptées à chaque situation de projet et chaque public ?

Pour aller plus loin :

Recommandations pour améliorer la participation des personnes en situation de pauvreté et d'exclusion. CNLE, 2011
Petits pas - grands changements : construire la participation des personnes en situation de pauvreté. EAPN, 2009
Comment construire la légitimité de la participation des usagers à des problématiques de santé ? Ghadi V. et Naiditch M., 2016
La participation des usagers en santé mentale. Rhyzome, 2015
Toutes les bonnes raisons de ne pas participer. le contre pied

 

Une pluralité de positions, de savoirs, de représentations à articuler

Souhaiter la participation des habitants–usagers–citoyens (HUC) demande à permettre la rencontre d’individus qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble. Les savoirs, les logiques de pensée et d’action, les représentations, les cadres de référence de chacun peuvent être différents, parfois synergiques ou complémentaires, d’autre fois divergents voire en opposition. Un travail d’articulation entre ces éléments doit être accompli pour permettre une élaboration et une action concertées.

Des expériences individuelles à légitimer par un processus de montée en généralité

Chaque HUC est porteur de sa propre expérience de vie. Pour construire et légitimer leurs apports, il convient de passer d’une parole individuelle de type « témoignage » à une parole collective. Il s’agit de chercher à identifier les points de convergence et les divergences entre les savoirs et expériences de chacun.

Des enjeux de pouvoir à réguler

La valorisation relative de chaque type de savoir, par un individu ou un collectif porteur d’un projet en promotion de la santé, hiérarchise la reconnaissance de la parole des uns et des autres et définit implicitement le pouvoir que les uns ont sur les autres. Ainsi, on le comprend, plus le savoir expérientiel des personnes est reconnu par le porteur de projet, plus il leur donne de pouvoir. Le processus participatif peut alors aboutir à une mise en tension entre les acteurs impliqués dans le projet ; mise en tension qui montre que le processus participatif est à l’œuvre et qu’il convient de le réguler pour éviter des abus de pouvoir à un moment ou un autre de la démarche.

Former les habitants–usagers–citoyens

Un des débats récurrents sur les procédures d’accompagnement des groupes d’habitants–usagers–citoyens porte sur la nécessité ou non de les « former ». Deux grandes tendances sont résumées dans le tableau ci-dessous. En fonction des projets, il convient de peser les arguments « pour » ou « contre » avant d’envisager une formation pour les HUC.

Position Postulat Arguments
contre

La présence des HUC n’a de sens que si on part de leurs préoccupations, de leurs attentes et de leurs expériences.

Les habitants d’un quartier sont à même d’élaborer leurs solutions à partir de leurs difficultés, de leurs besoins et de leur connaissance des systèmes sociaux. 

Risques :

  • déformer les demandes
  • introduire de fausses demandes
  • amener à accepter les contraintes institutionnelles
  • inhiber la parole de certains HUC devant des discours savants et construits
  • aboutir à des recommandations surtout favorables aux professionnels
pour

Plus un individu est « éclairé », grâce à des savoirs professionnels et académiques, plus il est en capacité de construire un point de vue porteur d’intérêt général.

Si sa propre expérience est source de connaissance, elle ne saurait se suffire à elle-même. Il est nécessaire de lui apporter les autres types de savoirs.

Intérêts :

  • aboutir à la constitution d’un socle commun de savoirs qui puisse servir de support à la réflexion collective des HUC et à leur prise de position
  • faciliter les échanges avec les praticiens et les chercheurs

Principes d’animation

Permettre aux habitants–usagers–citoyens de construire une parole collective

Quelle que soit la méthode utilisée pour travailler entre professionnels et HUC, il est essentiel de faire en sorte que les HUC puissent construire une parole collective en dehors, ou en présence de la présence des autres participants au projet. Il s’agit de :

  • leur permettre de passer de leurs savoirs et expériences individuels à un savoir collectif
  • en repérer les éléments concordants ou discordants
  • construire leurs argumentaires, leurs propositions…

A chaque étape, ils doivent pouvoir porter leurs avis, propositions et entrer en discussion avec les autres acteurs du projet (professionnels, élus…).

Donner à tous les groupes de travail des règles :
  • les temps de parole doivent être équilibrés entre les différents types d’acteurs
  • les jugements de valeur sont à éviter
  • si un membre du groupe interprète la parole d’un autre membre, il est important qu’il vérifie qu’il l’a bien comprise
  • les désaccords sont à énoncer comme un autre avis
  • la recherche à la fois des consensus et des discordances d’avis doit être réalisée et argumentée

Développer des démarches d’animation facilitant la reconnaissance des savoirs entre tous les participants au projet

Quelques exemples de démarche d’animation de réunion sont proposés. Chacune d’elle, si elle se veut efficace, doit être conduite d’une manière rigoureuse qui ne se résume pas en quelques mots. C’est pourquoi nous vous renvoyons vers un descriptif détaillé de la méthode d’animation.

Démarche « croisement des savoirs et des pratiques » du mouvement ATD Quart Monde

« On parlera d’un processus de co-formation par reconnaissance réciproque des savoirs. Professionnels et représentants des personnes en difficulté sont invités à interroger leurs pratiques d’interactions réciproques à partir de la place que chacun occupe dans l’interaction, des savoirs d’expérience pour les uns et la compétence institutionnelle pour les autres et plus largement des représentations qu’ils ont des situations. » [Brun P., 2002]


Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la charte du croisement des savoirs de ATD Quart Monde.

 

Pour aller plus loin :

Co-formation par le croisement des savoirs et des pratiques. ATD Quart Monde, 2015
Fiche 1 - Périnatalité : agir avec les femmes. Institut Renaudot, 2017
Site internet "Université des parents"
Des patients enseignants au sein de l’Université Paris 13 - Programme PEP13. Ministère des Solidarités et de la Santé, 2019

 

Enjeu d’inscription dans le temps

Les démarches de participation sont toujours à inscrire dans le temps. Il faut du temps pour :

  • aller à la rencontre des habitants–usagers–citoyens (HUC) (plusieurs mois sont souvent nécessaires)
  • déployer le dispositif de consultation, ou de partage des savoirs et de construction d’actions
  • réaliser et évaluer les actions
  • envisager avec les HUC de nouveaux sujets d’intérêt et d’éventuels prolongements du travail au sein du service, de la structure, du territoire…


Enjeu d’adaptation au cours du temps

La participation des habitants–usagers–citoyens est portée par une démarche évolutive, car il est possible que :

  • certaines modalités de participation pensées a priori ne fonctionnent pas
  • certaines modalités fonctionnent un temps et s’épuisent
  • le renouvellement des individus ne se fasse pas ; qu’il reste quelques personnalités qui ne représentent plus qu’elles-mêmes
  • ou au contraire, les HUC répondent à la demande qui leur est faite et souhaitent être associés autrement, sur d’autres objets…

Soigner particulièrement la sollicitation des HUC : privilégier l’individuel (ou le petit groupe) et la rencontre physique, être attentif aux conditions matérielles (Voir la fiche Mobiliser les habitants-usagers-citoyens)

Être très au clair sur le niveau de participation attendu, afin que les HUC ne soient pas déçus par la place qui leur est donnée. Montrer l’évolution de leur place au cours du temps.

Être régulièrement en relation avec les participants au projet :

  • leur envoyer les comptes-rendus, leur dire ce qui se passe lorsqu’ils ne sont pas présents à certaines réunions ou rencontres
  • les appeler au téléphone ou leur envoyer un mail (selon leur possibilité et leur préférence) pour leur transmettre une information importante ; pour les encourager à venir ; pour prendre des nouvelles quand une personne n’est pas venue
  • leur proposer de trouver un.e remplaçant.e s’il.elle ne peut plus contribuer au projet
  • identifier des « relais » qui peuvent faire lien avec d’autres participant.e.s
  • lorsque cela est possible, créer un espace de travail collectif où chacun.e peut apporter ses contributions (par exemple un outil collaboratif en ligne).

Communiquer régulièrement sur la manière dont les apports des HUC ont été pris en compte dans les processus de décision et expliquer les arguments aboutissant aux décisions. Cette explicitation est fondamentale. Elle exige des professionnels de ne pas manipuler la parole des HUC. Elle renforce la confiance que ces derniers ont dans les professionnels. Elle légitime la démarche générale.

Être attentif aux souhaits des HUC de participer autrement, selon des degrés différents, sur des objets différents et travailler avec eux les possibles évolutions de leur place.

Qu'en est-il de la participation dans les interventions d'éducation pour la santé ?

Comment les structures peuvent-elles lever les freins à la mise en place de démarches participatives ? Expérience du CODES 93

Comment permettre la participation du public aux projets d'éducation pour la santé malgré les contraintes et les freins ? Comment ces interventions facilitent l'empowerment individuel des personnes ? Quelles sont les dynamiques d'empowerment collectif constatées ?

Equipe du CODES 93 - Comité départemental d'éducation pour la santé en Seine-Saint-Denis

Lire l'interview (PDF)

Pour aller plus loin :

Les démarches de participation citoyenne - Boîte à outils. Secrétariat général pour la modération de l'action publique, 2017
Le traitement motivé de l’information dans la prise de décision en groupe. Toma C. et al., 2012
Quand les habitants, usagers, citoyens font de la santé ! rencontres de l’Institut Renaudot, juin 2008.
Méthode participative - Un guide pour l'utilisateur. Fondation Roi Baudouin, 2006 (pages 6-7)

 

Comme pour toute évaluation, celle de la participation vise plusieurs objectifs :

  • analyser le fonctionnement du(des) dispositif(s) de participation mis en œuvre depuis le début de la démarche jusqu’à sa fin ou son renouvellement
  • décrire ce qui a été réalisé ; de comprendre les conditions de réussite, les difficultés rencontrées et les leviers pour les résoudre ; d’identifier les pistes d’amélioration
  • décrire et analyser ce que le dispositif de participation a produit aussi bien au niveau de chaque type d’acteurs que dans l’intérêt du projet développé ensemble


Au-delà, l’évaluation, par la méthode développée et par le partage des résultats obtenus au cours du temps, peut permettre de valoriser la démarche participative lorsqu’elle a été efficace et porteuse de sens pour les uns et les autres ; de la recadrer si elle a été un échec relatif ou total. Dans tous les cas, elle représente un moyen pour continuer ou relancer une dynamique locale.

Conseil méthodologique

Les processus participatifs doivent être très adaptables, car ils s’inventent en se construisant. Les tâtonnements sont fréquents. C’est pourquoi nous vous conseillons vivement de réaliser une évaluation « en marchant » :

définir, comme dans toute évaluation, ce que vous souhaitez réunir au cours du temps (cf. indicateurs)

faire des points réguliers pour vérifier comment chaque type d’acteurs perçoit la démarche et son implication au sein du projet ; afin d’en adapter le déroulement s’il y a lieu, tout en gardant une trace écrite des discussions

ne pas hésiter à suspendre les travaux lorsqu’une difficulté émerge et ne semble pas se résoudre simplement ou rapidement. Par exemple :

  • téléphoner à un participant qui ne vient plus (professionnels ou HUC) afin d’en comprendre les raisons
  • téléphoner à quelques professionnels ou HUC pour mieux saisir le problème
  • organiser une réunion par groupes de pairs si les tensions sont à ce niveau, puis réunir les groupes ensemble

Là également, garder un écrit sur l’analyse du problème rencontré et la manière de le dépasser.

Apprendre ensemble reste le maître mot des démarches participatives, aussi bien lors de la mise en œuvre du projet que lors de son évaluation.


Méthode générale et indicateurs

Nous vous proposons de vous référer à la fiche « Evaluation du Kit » (page 64), la plus complète et la plus pédagogique s’agissant de l’évaluation des démarches participatives.

Interview : Méthodes spécifiques aux démarches communautaires

Présentation du guide pratique d’auto-évaluation des effets de votre démarche communautaire en santé

Quelles sont les principales difficultés que peuvent rencontrer les promoteurs lorsqu’ils souhaitent évaluer une démarche communautaire en santé ? En quoi ce guide peut aider les acteurs ?

David Müller - Chargé de projets à l'Institut Renaudot

Lire l'interview (PDF)

Pour aller plus loin :

Quelles places pour les jeunes dans les évaluations ? De la participation à l’empowerment. La Santé en action (n°446), 2018
Présentation des résultats de l’évaluation - Biennale Ensemble pour la santé 2017. Georgin E. et Vandoorne C., 2018
Rapport d'évaluation (Annexes) - Biennale Ensemble pour la santé 2017. Georgin E. et Vandoorne C., 2018
L'évaluation participative. Avantages et difficultés d'une pratique innovante. Jacob S. et Ouvrard L., 2009

 

Lire l'ensemble des fiches méthodes (PDF)

 

Animation participative mode d'emploi. Pour faciliter l'animation territoriale avec des méthodes d'intelligence collective... Pôle de ressources ville et développement social du Val d'Oise, septembre 2020

Les fiches méthodes. Pôle de ressources ville et développement social du Val d'Oise, septembre 2020

Les démarches de participation citoyenne. Boîte à outils. Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique, octobre 2017

Méthode participative - Un guide pour l'utilisateur. Fondation Roi Baudouin, 2006

Guide pratique d’accompagnement pour mettre en œuvre la participation et animer un projet participatif en Guyane. Graine Guyane, 2017

Guide méthodologique pour favoriser la participation des citoyens en éducation à l’environnement. Réseau national d'Education à l'Environnement et au Développement Durable, 2017

Guide méthodologique de la participation à la ville de Paris. Mairie de Paris, 2016

Le kit de la participation citoyenne. Ministère des Solidarités et de la santé, juin 2019

Démocratie participative - Guide des outils pour agir. Etat des lieux et analyses. Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, 2015

Le diagnostic participatif qualitatif : guide méthodologique. Observatoire de la santé de la province de Hainaut, juillet 2019

 

Oser se lancer dans la participation

Engager une démarche participative, c’est se confronter à des potentiels couacs. Cela peut prendre du temps et apprendre des essais et des erreurs s’avère particulièrement vrai dans ce contexte. L’ensemble peut produire des échecs, des ajustements et de belles réussites.

Se poser la question : pourquoi les personnes concernées participent-elles ?

Comme les personnes concernées ont des motivations différentes à participer, il est important de les questionner pour comprendre leurs visions du projet et leurs attentes. L’essentiel n’est pas d’être d’accord sur tout, y compris entre "personnes concernées", mais d’identifier ce que le collectif est d’accord pour faire ensemble.

Identifier les ressources

Comme tout programme de promotion de la santé, une démarche participative nécessite des ressources : du temps, des moyens financiers, des connaissances, des dispositifs qui tiennent compte des niveaux de littératie en santé de chacun... Ces ressources peuvent être mobilisées auprès des professionnels, mais aussi auprès des personnes concernées (ensemble de connaissances, compétences, savoir-faire : numérique, graphique, créativité, réseaux sociaux…).

Evaluer, une gageure qui mérite un détour

Evaluer l’impact sur la santé d’une population d’une démarche participative relève de la recherche. Par contre, évaluer l’augmentation de l’empowerment, comme indicateur indirect de l’impact sur la santé des personnes est possible.

 

La méthodologie de projet en promotion de la santé

Pour approfondir sur la méthodologie de projet en promotion de la santé, il est possible de consulter les fiches méthodologiques relatives aux différentes étapes de la construction d'un projet (vidéos, explications, exemples, schémas, sources complémentaires...).

Consultez les fiches